Les différents stades de la cellulite

Dernière mise à jour : il y a 7 jours



En plus des différents types de cellulite, il existe différents stades en fonction de l’évolution de la peau d’orange. En effet la cellulite, qu’elle soit fibreuse, aqueuse ou adipeuse, n’apparaît pas du jour au lendemain : il s’agit plutôt d’un processus plus ou moins long qui évolue en différentes grandes étapes (ou stades). La classification de la cellulite se fait généralement selon plusieurs définitions : soit celle de « Nurnberger & Muller » qui ont été les deux premiers scientifiques à proposer une classification de la cellulite (en 1978), soit par exemple celle du dermatologue Doris Hexsel qui, en 2009, a proposé une nouvelle manière de classifier la cellulite (« Cellulite Severity Scale », aussi appelé « CSS »).

Classification de Nurnberger-Muller

La classification de Nurnberger-Muller est la plus utilisée car c’est une classification qui repose simplement sur la perception de la cellulite à l’œil nue. Il y a 4 étapes (de 0 à 3) qui sont censées représentées chacune une augmentation de +25% de la cellulite entre chaque étape.

Stade 0 de la cellulite

Pas de capitons ni d’altération apparente visible à la surface de la peau en position debout ou couchée ou en pinçant la peau.

Stade 1 de la cellulite

Pas de capitons ni d’altération apparente visible à la surface de la peau sur debout ou couché. Mais lorsque vous pincez votre peau des capitons (amas graisseux dans les tissus) apparaissent.

Stade 2 de la cellulite

Le capitonnage apparaît spontanément en position debout, mais pas toujours quand vous êtes allongée. L’aspect peau d’orange de la peau est évident à l’œil nu, sans besoin de manipulation.

Stade 3 de la cellulite

La présence de capitons est spontanée lorsque vous êtes soit debout, soit couchée. La cellulite est évidente à l’œil nu sans aucune manipulation nécessaire. La peau a un aspect de « peau d’orange » avec des zones particulièrement surélevées.

Classification de Doris Hexsel

Totalement différente, ici la classification va être faite selon un certain nombre de points accordés à votre cellulite : une photo très précise (à résonance magnétique) va être prise de votre cellulite. Le médecin va ensuite répondre à 5 questions assez techniques (la dernière des 5 questions étant un peu particulière car elle repose sur la classification de Nurnberger-Muller, cela signifie donc que la classification de Doris Hexsel est un peu dépendante de celle de Nurnberger-Muller). A l’issue de ces questions auxquelles seule le médecin peut répondre (une photographie magnétique étant nécessaire, il n’est pas possible d’effectuer ce test seul), un certain nombre de points entre 0 et 15 est attribué. De 1 à 5 points : cellulite légère, de 6 à 10 points : cellulite modérée, de 11 à 15 points : cellulite sévère. Là encore, quand une personne parle de « cellulite sévère » il convient donc de bien s’informer sur l’échelle utilisée.

L’évolution classique clinique couramment rencontrée de la cellulite

On confond souvent l’évolution et la classification. Il existe des dizaines de manières de décrire l’évolution de la cellulite, alors qu’il n’existe que 2 manières bien documentées de classifier la cellulite. Ci-dessous nous vous présentons l’évolution classique de la cellulite : on parle davantage « d’étapes » que de « niveau ».

Stade 1 de la cellulite

La peau n’est pas visiblement attaquée, mais des changements s’opèrent déjà sous la peau. Cette première étape n’est donc pas encore identifiable à l’œil nu ! Plus en détails, il y a une augmentation du volume des cellules du tissu adipeux dans la zone touchée, provoquée par une accumulation de graisse à cet endroit. Il n’y a ni altération circulatoire (au niveau du sang) ni altération des tissus, mais seulement une dilatation discrète des petites veines du tissu adipeux. Aucune douleur n’est ressentie. Avec une image thermique de cette zone de la peau, on peut voir apparaitre un aspect appelé « moucheté » qui représente l’augmentation de la température à cause de l’œdème naissant (qui comprime les vaisseaux et qui donc augmente la température).

Stade 2 de la cellulite

La peau d’orange ne fait pas encore son apparition, mais si on y regarde de plus près, la peau est plus pâle à certains endroits et moins élastique (signe d’une mauvaise circulation : un phénomène très lié à la cellulite). Les cellules graisseuses sont un peu plus grasses, et celles qui sont au plus profond commencent à subir le même processus. Le sang et la lymphe (liquide aqueux qui baigne les cellules) sont endigués. Il se produit un « gonflement » plus important des cellules graisseuses et les débris toxiques qui devraient être éliminés commencent à s’accumuler. L’action hormonale normale de la femme augmente le liquide corporel, ce qui provoque un gonflement supplémentaire. L’utilisation contraceptive et les gestations, dues à l’action hormonale, gonflent les tissus et aggravent les altérations. Dans la peau, il est déjà possible d’observer des irrégularités à la palpation mais il n’y a toujours pas de douleur. En thermographie, l’aspect « moucheté » est bien plus visible et caractéristique.

Stade 3 de la cellulite

Il existe une désorganisation des tissus et une émergence de capitons qui, malgré leur profondeur, sont perçues comme des irrégularités à la surface de la peau, même sans palpation. Les capitons apparaissent encore mieux lorsqu’on pince la peau, et on peut même ressentir au toucher une peau plus granuleuse et moins lisse. Une fibrose commence normalement : c’est-à-dire le durcissement du tissu (où sont les fibres) et la circulation est encore plus désorganisée. Il peut se produire des micro-varices. La peau a l’aspect similaire d’une « peau d’orange ». Il se produit alors une sensation de poids et de fatigue dans les jambes (rappelons que la cellulite est liée à des problèmes fonctionnels circulatoires locaux au niveau de la peau et des tissus adipeux et que, à ce stade, la circulation dans le tissu adipeux est déjà problématique).

Stade 4 de la cellulite

Le dernier stade de l’évolution de la cellulite, celui où la cellulite, profondément incrustée, est toujours visible. On la ressent parfaitement au toucher et elle peut même devenir douloureuse ! Le gonflement désordonné des cellules graisseuses est accentué, le tissu devient plus durci (fibrose) et la circulation sanguine est très désorganisées. A ce stade, la cellulite est dure et la peau est « brillante », avec un aspect matelassé. Les jambes deviennent lourdes, enflées, douloureuses et la sensation de fatigue est fréquemment présente, même sans effort.


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